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Sommet social

 POUR FO, L’URGENCE EST DE LIMITER LES EFFETS DE LA CRISE SUR LES SALARIÉS

Jean-Claude Mailly a prévenu qu’il était hors de question de discuter de la «TVA sociale» ou des «pactes compétitivité-emploi» qui relève de la campagne électorale.
Syndicats et patronat sont conviés ce mercredi matin pour un «sommet social» à l’Elysée. Annoncée avant la trêve des confiseurs, la rencontre visait au départ à présenter aux interlocuteurs sociaux des mesures d’urgence pour faire face à l’explosion du chômage. Mais, à trois mois de l’élection présidentielle, l’exécutif semble vouloir profiter de ce rendez-vous pour baliser des réformes au long cours sur le sempiternel «problème» de la compétitivité des entreprises. Il en est ainsi de la proposition du gouvernement d’instaurer des «pactes compétitivité-emploi» dont l’objectif est d’offrir aux patrons la possibilité de moduler à tout moment le temps de travail et les salaires… en fonction de l’activité de l’entreprise. Il en est de même de l’idée de refonder le financement de la protection sociale en allégeant le «coût du travail », à travers l’institution d’une forme de TVA sociale. Une mesure qui se solderait par le transfert d’une partie des cotisations sociales sur la TVA en l’augmentant de plusieurs points.

Hors sujet a d’ores et déjà répliqué FO. Dimanche, son secrétaire général, Jean-Claude Mailly, a été on ne peut plus catégorique: si M. Sarkozy «veut parler de TVA sociale, je l’envoie bouler! Idem pour les accords compétitivité-emploi. Je considère que ce n’est l’objet d’un sommet mais d’une campagne électorale». Et d’expliquer, «dire qu’on va améliorer la compétitivité de l’économie en baissant le coût du travail est une erreur (…). C’est faux économiquement et dangereux socialement». La priorité aujourd’hui, selon FO, est de discuter de mesures conjoncturelles afin de limiter les effets de la crise sur les salariés. Jean-Claude Mailly a précisé qu’il proposerait «quinze revendications ponctuelles» susceptibles d’être «satisfaites rapidement si le pouvoir le veut».

Il a cité notamment le chômage partiel, dont le but doit être de réduire le reste à charge de l’entreprise qui en a recours en majorant, par exemple, l’allocation versée par l’Etat. Pour l’organisation syndicale, l’urgence consiste ensuite à élargir l’accès au dispositif d’accompagnement et de formation du Contrat de sécurisation professionnelle aux chômeurs de longue durée et aux salariés en fin de contrat court. Outre le renforcement indispensable des moyens humains et financiers de Pôle emploi, FO prône également l’arrêt de l’hémorragie de l’emploi public (via l’arrêt de la RGPP) et la conditionnalité des aides publiques au maintien de l’emploi. «Dans la limite où beaucoup de mesures d’austérité avaient été faites pour garder le triple A, et qu’on l’a perdu depuis, ce n’est plus la peine de faire de l’austérité, il faut faire autre chose maintenant», a lancé Jean-Claude Mailly.

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