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Saint-Quentin: en grève pour refuser la vie austère chez Auchan

Chers Camarades, Chers Collègues,

Une fin d’année dans la fumée et la colère pour Auchan ?

Le travail du dimanche, le travail de nuit mais où l’enseigne s’arrêtera t-elle?

Un nouveau dirigeant en France qui a remis l’Italie sur les rails en supprimant 1000 emplois d’après la presse ! Quel bel avenir pour nous !

La pression monte et elle monte aussi auprès d’autres syndicats ! 

Alors que l’enseigne s’apprête à ouvrir ses portes pour la première fois ce dimanche, entre 60 et 80 salariés ont débrayé vendredi. Ils dénoncent un malaise social dans l’entreprise.

greve st quentin
« La Vie Austère. La Vie Auchan » ; « La Vie Auchan, elle change la vie ». Tels ont été quelques-uns des slogans portés sur les fonts baptismaux par le groupe Mulliez, fondateur du groupe Auchan, au cours de ces dernières décennies, pour devenir la marque préférée des Français. Mais apparemment pas l’employeur préféré de plusieurs dizaines de salariés, qui, à l’appel de la CFDT, relayée par la CFTC, ont déclenché un mouvement de grève vendredi matin.

Tôt dans la matinée, les grévistes se sont postés au rond-point de Fayet pour y installer leur piquet de grève, et filtrer les voitures se rendant sur la zone commerciale. Avant, en fin de matinée, de bloquer aux automobilistes l’accès à la zone, ce qui n’a pas manqué de provoquer quelques embouteillages sur la route départementale 1029, de la part d’automobilistes étonnés de tant d’effervescence.

Car le magasin Auchan de Fayet a connu sa première poussée de fièvre. Un mouvement de grogne qui éclate 48 heures avant une autre première : l’ouverture du magasin le dimanche. Pour certains salariés, la manière dont a été présentée cette ouverture constitue la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

« Pour une fois que ça bouge comme ça dans le magasin, il faut vraiment que les gens soient à bout, confie René Carette, délégué CFDT du personnel, et élu au comité d’entreprise. Avant, les salariés prenaient plaisir de venir travailler. Depuis deux ans, on est rentré dans le dur, et il y a une rupture totale du dialogue social depuis quatre-cinq mois. On a envoyé plusieurs signaux d’alerte, et à chaque fois, la direction nous ferme la porte en faisant porter la faute sur les employés et la conjoncture économique. »

Nouvelle journée d’action en décembre ?

Dans un tract distribué aux automobilistes, les grévistes dénoncent une démotivation, conséquence de plusieurs facteurs : salaires de misères, pressions managériales, conditions de travail déplorables, charge de travail excessives, et travail le dimanche matin. Dans le viseur des organisations syndicales, la nouvelle réorganisation structurelle dans ce magasin pilote, choisi il y a deux ans et demi pour décliner le projet social pour toute la France. « Ça se traduit par déshabiller le management du magasin en supprimant 25 % des postes d’encadrement, explique Frédéric Massez, secrétaire général CFDT, qui a déjà mené un mouvement de protestation il y a quinze jours au magasin Auchan d’Amiens. Au début, c’est tout nouveau, tout beau. Mais quand les premiers résultats sont tombés, ça signifiait travailler plus pour gagner moins. On a eu le bâton, pas la carotte. Certains salariés ont plus de travail, sans réelles contreparties financières et de formation. À l’arrivée, le compte n’y est pas, les salariés sont lessivés. »

René Carette chiffre à 15, le nombre de postes de cadres supprimés depuis un an sur la partie commerce, soit les deux tiers de l’encadrement. « Ensuite, la direction demande à des employés payés 1150 euros par mois de faire le boulot d’un cadre payé 2500 euros. Il y avait 350 salariés embauchés en contrat à durée indéterminée à Auchan il y a dix ans. Il n’y en a plus que 297. Et il y a entre 50 et 60 contrats à durée déterminée à temps partiel, et plus à temps complet. Forcément, dans les rayons, ça se ressent. »

Selon les salariés, les clients aussi le ressentent, en désertant massivement le magasin. « De plus en plus, nous sommes engueulés par les clients qui passent leurs nerfs sur les employés parce que les rayons sont vides et sales, poursuit René Carette. Il y a une baisse de la clientèle depuis plusieurs mois, et ça, la direction ne veut pas l’entendre. »

Dans ces conditions, la décision d’ouvrir le dimanche ne passe pas. « Elle s’est faite sur la base du volontariat, mais il n’y a pas eu assez de volontaires, donc la direction a pris des étudiants. Et elle a été décidée sans aucun dialogue social, et sans consultation du salarié », déplore Frédéric Massez.

Les grévistes demandaient l’embauche de personnel, la fermeture le dimanche matin et une prime exceptionnelle de 200 euros par employé. Et se réservent le droit de rééditer ce genre d’action au cours du mois de décembre s’ils n’étaient pas entendus.

 

5 Comments

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  1. Bonjour moi j aimerais bien savoir si ils ont réussi à toucher leur prime exceptionnelle de 200 euros

    1. Je ne pense pas car sinon auchan devrait donner des primes a tous les salariés des autres hypers et auchan ne cède pas en principe au magasin.

  2. Bonjour moi j aimerais bien savoir si ils ont réussi à toucher leur prime exceptionnelle de 200 euros

  3. Existe-t-il des statistiques sur les départs liés à PACTES, magasin par magasin et chiffrés en euros ?

    1. Syndicat Force Ouvrière

      Salut,

      Cela doit exister puisque c’est présenté à la commission de suivie de PACTE par région.
      Ensuite le cout chiffré par magasin, ils ne souhaitent pas tellement que cela se sache car il est assez élevé.
      Mais tout cela existe il suffit de le demander en CE ou le demander aux délégués qui normalement doivent le savoir.

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