Force Ouvrière - Auchan le Pontet et Vaucluse

- Un syndicat libre, indépendant, déterminé !

Les riches sont les vrais pauvres, car l’Etat leur prend tout !

Chers Camarades, chers Collègues, 

Dans son désormais célèbre article donné à Valeurs Actuelles le 16 Juin 2016, le Président Fondateur nous livre sa vision de cette abomination aux fins de justifier les mécaniques d’Optimisation fiscale dont ils sont devenus de véritables professionnels. Un must !

«  Taxer à l’ISF celui qui détient des parts d’une entreprise est un non-sens économique. C’est simple à comprendre. Celui qui possède des actions et qui est redevable à l’ISF exigera de l’entreprise qu’elle lui verse un dividende lui permettant de payer cet impôt.

Cela se traduit immédiatement pour l’entreprise par de l’investissement, de la recherche et du développement en moins.

C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai quelques cousins, une très faible part des 600 actionnaires familiaux, qui habitent en Belgique ou ailleurs… ».

Nous compatissons et prions tous les jours Sainte Rita pour que Madame Margrethe Vestager, Commissaire Européenne à la concurrence ignore le plus longtemps possible le très joli village de Néchin… Nous allons développer ce sujet très prochainement. A l’heure où les scandales fiscaux s’enchaînent, les Gouvernements face à une crise de confiance sans précédent, veulent mettre un terme à ces pratiques scandaleuses qui privent les Etats des ressources nécessaires au financement de la santé, de l’éducation, du logement etc.. L’ultra-libéralisme, versus Mulliez.

Car le péril est grand d’un soulèvement général face à la misère qui s’étend chaque jour un peu plus sur le Continent européen et tout particulièrement en France.

Précarité et pauvreté : une bombe à retardement ?

Un mot chasse l’autre : on évoque désormais la précarité plutôt que la pauvreté. Les deux mots désignent-ils la même chose ?

La pauvreté touche une fraction de la population, la précarité tend à devenir un statut général. On compte, en France, officiellement 8,6 millions de pauvres, le seuil de pauvreté correspondant à 60 % du salaire médian (à ne pas confondre avec le salaire moyen), soit environ 1 000,00 euros par mois.

Les chômeurs ne sont pas les seuls concernés. S’y ajoutent les bénéficiaires du RSA (deux millions de personnes qui perçoivent moins de 500 euros par mois), des retraités (plus d’un million de personnes) et même certains salariés, ceux qu’on appelle « les travailleurs pauvres » qui sont près de deux millions de personnes. Car avoir un emploi aujourd’hui, ne protège plus automatiquement de la pauvreté.

On compte aussi 3,8 millions de mal-logés et 3,9 millions de bénéficiaires

de l’aide alimentaire

L’inquiétant est que la situation s’aggrave. À l’époque des Trente Glorieuses, la classe moyenne s’étendait constamment parce que les enfants parvenaient, en général, à obtenir des emplois meilleurs et mieux payés que ceux de leurs parents. C’est le contraire qui se produit aujourd’hui. Le chômage structurel entraîne une baisse ou une stagnation des salaires, nombre d’enfants vivent moins bien que leurs parents et la classe moyenne n’a d’autre ressource que de s’endetter pour maintenir son niveau de vie. L’ascenseur social s’est mué en toboggan.

La précarité, qui est étymologiquement liée à la dépendance (en droit romain, est précaire ce qui n’est octroyé que grâce à une concession révocable à tout moment par celui qui l’a accordée), s’accentue depuis le milieu des années 1980, constituant une trappe qui se resserre sur la population la plus vulnérable. Dans un monde liquide, où rien ne s’inscrit plus dans la durée, elle devient une norme, un horizon indépassable, liée à l’idéologie de la « flexibilité » et de l’adaptation permanente aux exigences du Capital.

Une fraction croissante du peuple français se sent abandonné, socialement et culturellement.

La demande de protection est donc forte.

La protection sociale a beaucoup évolué, ces dernières années. Traditionnellement, les libéraux lui reprochent de coûter trop cher et de freiner la dynamique économique.

Les États, confrontés du fait de la mondialisation à un risque de dumping social et fiscal, cherchent eux aussi à remettre en cause les acquis sociaux, alors même que les programmes d’austérité qu’ils ont mis en œuvre pour faire face à leur endettement ont pour effet de détériorer la situation sociale du plus grand nombre. Une fraction grandissante du monde du travail se constitue de salariés précaires, peu qualifiés, peu rémunérés et fortement concurrencés par les salariés des pays émergents à faible coût de travail. La flexibilité des temps sociaux s’y traduit par une précarisation du statut social.

L’accord réalisé dans la période fordiste entre le marché du travail et les garanties sociales s’est rompu sous l’effet des mutations socio-économiques. Le modèle de la famille stable, avec un seul salaire, qui avait longtemps servi de référence s’est effacé devant le modèle de la famille instable à double revenu (l’entrée massive des femmes dans le monde du travail ayant exercé une pression à la baisse sur le niveau moyen des salaires).

La multiplication des familles monoparentales ou « recomposées » a remis en question la logique des droits dérivés, qui permettait l’extension de certains droits au conjoint et aux enfants. Enfin, la référence à un emploi stable en contrat à durée indéterminée (CDI) n’est plus la norme, puisque les nouveaux emplois sont à 85 % des CDD.

La frustration et la colère se nourrissent aussi de l’accroissement des inégalités.

 Les rémunérations des patrons du CAC 40 s’établissent en moyenne à plus de quatre millions d’euros par an, soit 240 fois le SMIC. On se souvient des réactions suscitées, en mai dernier, par le salaire de 7,2 millions d’euros attribué à Carlos Ghosn par le Conseil d’administration de Renault.

Mais à l’étranger, les patrons les mieux payés touchent encore plus : le patron de General Motors reçoit 16 millions de dollars par an, le patron de Ford 18,5 millions de dollars par an.

Aux États-Unis, où la mobilité sociale – qui était naguère la norme – est aujourd’hui tombée à un niveau plus bas qu’en Allemagne ou en France, les inégalités de revenu ont atteint un niveau jamais vu depuis les années 1920, ce qui n’est pas sans expliquer à la fois le phénomène Trump et le phénomène Sanders.

Les vingt personnes les plus riches y possèdent, à elles seules, plus d’argent que la moitié inférieure de la population (152 millions de personnes). À l’autre bout de l’échelle, 110,4 millions de personnes – soit plus du tiers de la population totale – dépendent de l’aide sociale et 41,7 millions de l’aide alimentaire.

Mais le plus frappant, c’est que, là aussi, le mouvement s’accélère. En 1965, la rémunération moyenne d’un dirigeant de l’une des 500 plus grosses entreprises américaines représentait vingt fois le salaire de ses employés les moins qualifiés. En 1990, l’écart était passé de 1 à 60, puis il a bondi en 2000 de 1 à 300. En 2015, il a atteint 1 à 373, ce qui signifie que ce dirigeant gagne chaque jour autant que ses salariés en toute une année. En l’espace de cinquante ans, les bénéfices dégagés par l’entreprise n’ont pourtant pas été multipliés en proportion, les mérites et l’intelligence des patrons non plus.

La cause de cet emballement est double : d’une part, la connivence (membre de ton conseil d’administration, je vote ta rémunération, membre de mon conseil, tu votes la mienne), d’autre part – et paradoxalement -, le fait que les salaires sont maintenant publiés : il n’est, dès lors, plus question de toucher moins qu’un autre patron sous peine d’apparaître comme moins compétent. Cet effet, connu aux États-Unis sous le nom de « Lake Wobegon effect » (voir article), explique aussi les rémunérations délirantes des vedettes sportives et des stars de cinéma.

 

 

O vous qui avez l’entendement sain

                                                                                             Voyez la doctrine qui se cache

                                                                                             Sous le voile des vers étranges.

 

Dante, l’Enfer, chant IX, 61-63

 

FORCE OUVRIÈRE LIBRE INDÉPENDANT DÉTERMINÉ

HASTA LA VICTORIA SIEMPRE 

1 Comment

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  1. J’avais un minimum d’estime pour gerard mulliez, je peux dire maintenant que je n’en ais plus du tout.
    Dire que l’etat leurs prends tout est une gajure. Le CICE versé a leurs entreprises de plusieurs millions d’euros, et toutes les autres aides que letat leurs versent est à l’opposé de ces propos. Des millions versés sans controle de la part de l’etat pour le CICE à des personnes qui pratique l’optimisation fiscale à fond, qui ne payent quasiment pas d’impots et qui se plaignent, me donne envie de vomir. Se victimiser est une honte à l’encontre de ceux qu’ils pillent, c’est à dire leurs salaries et les Francais.Car au final, ce sont bien les Francais qui payent …
    Honte à vous !

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