Force Ouvrière - Auchan le Pontet et Vaucluse

- Un syndicat libre, indépendant, déterminé !

La révolte contre les élites.   Première partie : Une demande fondamentalement démocratique.

Chers Camarades, chers Collègues,

Pourquoi en sommes-nous arrivés à un tel degré inédit d’opposition entre le peuple et les élites ?

Il convient tout d’abord de rappeler que l’opposition entre le peuple et les élites fait partie de ces notions communes constitutives de la pensée sociale, dans laquelle elle fonctionne pour marquer à la fois la frontière et la tension supposées exister entre « ceux d’en bas » et « ceux d’en haut ».

On peut donc la considérer comme une représentation sociale.

Elle permet de résumer l’opposition entre les dirigeants et les dirigés, les dominants et les dominés, les gouvernants et les gouvernés.

Ce que les élites ont d’abord en commun aux yeux de leurs adversaires, c’est la connivence.

L’accusation de connivence implique l’idée d’une certaine complicité entre les élites dirigeantes qui se partagent le pouvoir et les richesses, et dont la conséquence est la perversion ou la destruction du jeu méritocratique, ce qui engendre des discriminations et plus largement, de l’injustice sociale.

On retrouve la vision d’un système avec une scène visible où se donnent en spectacle les groupes politiques concurrents et des coulisses où se nouent des ententes et se trament des complots.

Les élites dénoncées le sont ensuite en ce qu’elles sont perçues comme appartenant à une communauté transnationale, étrangère aux peuples et méprisant les citoyens ordinaires.

Quant le peuple vote mal, les gouvernants supposés éclairés savent corriger le tir par des artifices d’ordre juridique.

Les élites en place ne se sentent pas tenues de respecter la volonté des citoyens.

Dans la hiérarchie des cercles d’appartenance qui leur est propre, l’appartenance nationale est secondaire. C’est en cela qu’elles violeraient l’un des principes constitutifs de la démocratie moderne, qui suppose le cadre de l’Etat-nation.

Elles apparaissent dès lors comme plus ou moins étrangères aux communautés de citoyens que sont les nations dotées d’un toit étatique.

La souveraineté nationale et l’identité historico-culturelle de la nation leur paraissent se réduire à des survivances déplorables d’un passé dépassé.

C’est pourtant bien cette souveraineté qui a fondée le Gaullisme, incarné par des hommes et des femmes politiques comme Jean Moulin, Simone Weil, Jean-Pierre Chévènement, Philippe Seguin et tant d’autres encore…

Constituant une caste transnationale, les « élites mondialisées et déterritorialisées » (Zygmunt Bauman, Le coût humain de la mondialisation, Hachette Littératures, Paris, 1999 page 10), sont devenues à la fois étrangères et hostiles aux appartenances nationales.

C’est pourquoi elles peuvent être visées par de graves mises en cause : le parti des élites devient le parti de l’étranger.

Ou encore le parti des traîtres et des déserteurs de la Patrie.

Enfin, les élites sont accusées d’être corrompues, ou d’être particulièrement exposées à la corruption.

L’impuissance du politique est rapportée à la corruption des élites du pouvoir, supposées être de connivence avec celles de la richesse.

Et, ici encore, les faits observables sont accablants et nourrissent la défiance.

D’où le retour du vieil argument selon lequel le pouvoir pousse à l’abus du pouvoir C’est ce qui justifie les appels à des formes de régulation institutionnelles renforcées.

C’est aussi ce qui renforce le point de vue moral en politique.

En Italie, où le « télépopuliste » Beppe Grillo se propose de remplacer la classe politique corrompue par des élus « honnêtes » : « Notre vraie révolution consiste à vouloir rester honnêtes, au milieu d’un système corrompu. Nous avons fait de l’honneur notre drapeau ». Beppe Grillo cité par Pablo Ordaz, La revolucion es ser honestos en medio de un sistema corrupto. El Pais, 14 février 2015.

Le moralisme tourne au vertuisme, qui se traduit souvent par un programme de purification dont la première mise en œuvre relève de la chasse aux sorcières.

Mais les protestataires anti-système, dans la plupart des pays européens, se soucient avant tout de remettre en marche une nation échouée sur les bords de la mondialisation, de délivrer un corps national entravé et paralysé, voire de lui redonner sa grandeur.

C’est du moins ce qu’ils déclarent, même aux Etats-Unis, tel Donald Trump annonçant sa candidature le 16 juin 2015 au pied de la Trump Tower à New York : « Malheureusement, le rêve américain est mort. Mais si je suis élu président, il reviendra plus grand, meilleur et plus fort que jamais, et, ensemble, nous rendrons à l’Amérique sa grandeur » Here’s Donald Trump’s Presidential Announcement Speech.

 Ainsi parlent les sauveurs : ils prétendent pouvoir ranimer les nations agonisantes, voire ressusciter les nations mortes.

Qu’ils en soient capables est une toute autre affaire.

La stratégie des élites pour nous asservir : Panem et circenses

Il serait aussi vain et ridicule de demander aux élites d’être infaillibles et parfaitement vertueuses : qui oserait exiger des classes populaires qu’elles soient exemplaires dans leur comportement ?

Il ne s’agit pas non plus, pour les élites, de plaire au peuple à tout prix, car ce serait pour elles sombrer dans la démagogie la plus pitoyable.

Pensons au triste exemple de ces démagogues de tous bords qui recherchent aujourd’hui la popularité en jouant la carte du football, nouvel opium des peuples, en particulier du peuple français, amateur de spectacles et de grands rassemblements en tous genres. Jean-Marie Brohm, La tyrannie sportive. Théorie critique d’un opium du peuple, Beauchesne, Paris 2006.

La politique d’évergétisme, c’est-à-dire le recours à la stratégie résumée par la formule de Juvénal « Panem et circenses », s’est adaptée à l’esprit du temps.

Les comédiens cherchent désormais la consécration, hors des urnes, par la fusion dans la masse des supporters.

Manière de lancer aux gens ordinaires : « Je suis comme vous. »

Mais ils ne les sont pas, et ne trompent que les imbéciles ou les candides

Pour notre part, il n’existe qu’un principe susceptible de permettre aux élites de perdre leur figure répulsive : qu’elles se montrent capables d’auto-limitation dans l’exercice de leur pouvoir, en ayant à l’esprit le Bien Commun.

C’est déjà beaucoup leur demander. Trop, vraisemblablement.

 

FORCE OUVRIERE LIBRE INDEPENDANT DETERMINE

HASTA LA VICTORIA SIEMPRE

  • FO Auchan le Pontet et Vaucluse les lanceurs d’alertes.

 

3 Comments

Add a Comment
  1. Bonjour toujours pas de nouvelle pour la prime de progres

    1. Bonjour olivier,
      la valeur de la part s’élèverait à 70€79 et le taux société reste encore inconnu.
      Bien à toi.
      Pascal.

  2. C’est la lutte des classes, camarade !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© 2012 - 2017 | Force Ouvrière - Auchan le Pontet