Force Ouvrière - Auchan le Pontet et Vaucluse

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La révolte contre les élites. Deuxième partie : Quand la Gauche défendait le peuple.

Chers Camarades, chers Collègues,

L’extraordinaire défiance de couches de population toujours plus larges envers les Oligarchies de toutes sortes (politiques, banques, multinationales, médias, etc…) au profit de mouvements d’un type nouveau qu’on appelle « populistes », est sans nul doute le fait le plus marquant des transformations sociales intervenues depuis au moins deux décennies.

Partout se confirme l’ampleur du fossé séparant le peuple de la Nouvelle Classe Dominante. Et nos amis Les Belges sont particulièrement représentatifs de cette Nouvelle Classe Mondialisée.

Partout émergent de nouvelles oppositions qui rendent obsolète le vieux clivage Droite-Gauche.

Et cette nouvelle configuration nous concerne directement dans notre quotidien de salariés du Système Auchan. Rappelez-vous la loi El Khomri visant à détruire le Code du Travail au profit du Patronat. Une Loi fomentée par un Gouvernement censé nous représenter…

L’exemple du candidat Macron illustre parfaitement bien cette confusion soigneusement organisée par le Système pour nous faire croire que c’est un progressiste.

N’oublions pas que le candidat des banques et des médias a partagé un Dimanche au Touquet avec le Président Fondateur du Groupe Auchan…

Vous êtes très nombreux à nous questionner à propos de cette situation inédite sous la  V ème République.

Nous poursuivons donc notre analyse de ce qui apparaît comme étant une situation « pré-insurrectionnelle » qui redistribue toutes les cartes non seulement en France, mais également dans l’ensemble du monde Occidental.

La trahison par la Gauche Bobo du monde ouvrier, des classes populaires mérite une longue explication : « Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? ».

Le remplacement du Socialisme par un moralisme humanitaire et pleurnichard, qui ne pose plus la question du contrôle de l’économie.

Le Socialisme a longtemps représenté une grande chose.

Il a d’ailleurs été une chose avant d’être un mot, car le monde ouvrier, à l’origine, ne se définit pas toujours comme socialiste et moins encore comme de gauche.

Lointain héritier des Guildes et des Corporations, né au XIX ème siècle de la prise de conscience d’une solidarité d’intérêts entre les membres de la classe laborieuse, il rassemble des déracinés, fils et petits-fils de paysans brusquement jetés dans les grandes villes par la révolution industrielle et qui, menacés par le paupérisme, tentent à leurs mesure de recréer des solidarités disparues et de contrôler par eux-mêmes, les conditions de leur existence.

Le socialisme naissant est d’abord cela : l’affirmation, face à l’aliénation du salariat et aux exigences du capitalisme bourgeois, des prérogatives du lien social, du vivre-ensemble grâce à des valeurs partagées.

On aurait alors beaucoup étonné la classe ouvrière en lui disant que la gauche, c’était le refus des racines et la « chienlit ».

Le socialisme, pour la classe ouvrière, c’était la solidarité et le sens du Bien Commun, la lutte contre le désordre établi, la revendication pour plus de justice et de dignité.

Les premiers socialistes se réclamaient de cette « Common Decency » dont George Orwell a fait l’éloge, de cette honnêteté ordinaire qui impliquait à la fois le refus de l’exploitation du travail, de l’égoïsme prédateur et du nihilisme jouisseur, en même temps qu’un certain conservatisme moral, le sens de l’honneur et de la parole donnée, le goût de la loyauté, de l’entraide et de la solidarité.

Si elle était restée fidèle à ses valeurs d’origine, la droite de l’époque aurait pu se solidariser de cette contestation populaire du système de l’argent. A quelques exceptions près, elle ne l’a pas fait, habituée qu’elle était à croire à la raison du plus fort, infectée qu’elle était par l’esprit bourgeois dominant.

Le Turbo-Capitalisme : Système à tuer les peuples

Aujourd’hui, le capitalisme s’est complètement transformé.

Post-bourgeois et post-prolétaires, déployant désormais ses stratégies à l’échelle planétaire, il est devenu ce qu’il faut bien appeler un capitalisme absolu, caractérisé par la domination de l’économie « immatérielle », la dictature des marchés financiers et la financiarisation des stratégies industrielles.

Le capital ne prétend plus s’affranchir de l’Etat, mais de le mettre au service du marché.

Sa pratique normative consiste à soumettre toute action humaine ou institutionnelle à la rationalité économique et marchande, sur la seule base d’un calcul d’utilité et d’intérêt.

Tout discours politique se formule désormais en termes d’entreprise, et l’Etat lui-même ne tire plus sa légitimité que de son aptitude à favoriser le marché par une action économique rationnelle étendue à tous les domaines de l’existence.

La société politique n’est plus un corps de citoyens, mais une collection d’entrepreneurs-consommateurs uniquement préoccupés d’eux-mêmes, soumis à une rationalité instrumentale dont Max Weber avait prédit qu’elle serait la norme d’un monde désenchanté.

Parallèlement, la société en « sablier » redevient une machine à redistribuer la richesse vers ceux qui sont déjà les plus riches.

Marcel Gauchet à déjà souligner cette évolution : « Nous vivons la prise de pouvoir de l’économie à un degré qui renvoie les étapes antérieures du Capitalisme à une aimable Préhistoire ».

Pour Sorel comme pour Proudhon, le combat pour la justice sociale était d’abord une affaire de valeurs et de réformes morales.

Lutter contre le capitalisme, une fois disparus les acteurs révolutionnaires du passé, ne consiste plus à tirer parti des contradictions du système, et moins encore à parier sur son incapacité à satisfaire les revendications purement quantitatives qu’il a lui-même crées, mais à mettre l’accent sur les valeurs alternatives, les besoins auxquelles par définition les valeurs marchandes ne peuvent répondre, à sortir de l’imaginaire de l’économie, à refuser que l’homo oeconomicus soit la norme des peuples et la mesure de l’humain.

C’est précisément ce que ne fait pas la gauche.

Sous prétexte de « réalisme », les idéaux de gauche se sont au fil des années dilués dans le pragmatisme économique assorti d’un discours moralisateur en parfaite consonance avec l’esprit du temps.

Historiquement, la gauche a voulu rejeter le libéralisme économique tout en conservant le libéralisme politique, c’est-à-dire une forme de gouvernementalité qui se prétend « axiologiquement neutre ».

Cette attitude l’a tout naturellement conduite, d’abord à adhérer à l’idée qu’il existe une manière purement technique de régler les problèmes sociaux, ensuite à se réconcilier goulûment avec le système de l’argent et le modèle de marché ;

Aujourd’hui, y compris dans ses franges radicales, elle se borne à mettre un sparadrap social sur la tumeur libérale.

Le socialisme a été remplacé par un moralisme humanitaire et pleurnichard, qui dénonce les « abus » ou les « dysfonctionnements » du système sans jamais remettre en cause le socle de légitimité, la question du contrôle de l’économie n’étant plus jamais posée.

Qu’on puisse aujourd’hui passer sans heurts de la Banque Rothschild au Ministère des Finances pour ensuite se présenter comme le candidat « En Marche » est à cet égard un symbole proprement étourdissant.

Symbole de la dissolution du socialisme dans la mondialisation et de l’immense mépris que réservent aux « gens de peu » ceux qui vivent dans la bulle du paraître Médiatique.

Macron ou Micron ?

Le problème de l’idéologie du camp Macron, de cette gauche caviar, est d’avoir fait un hold-up sur le libéralisme. Selon eux, il n’existe qu’une alternative : communiste ou libéral. Et en conséquence, dans le temps de l’après communisme, nous ne pouvons qu’être libéraux…

Sauf qu’il ne s’agit pas désormais de souscrire à quelques bonnes règles de fonctionnement de l’économie, il s’agit de rendre marchand absolument tout sans aucune exception, et sans aucune contrainte.

Le libéralisme, selon le camp Macron, c’est quelque chose qui nie l’exception personnaliste.

C’est une abomination ! Nous proclamons que la personne humaine doit échapper à la marchandisation.

Et à titre d’application, cela signifie Monsieur Macron, qu’une famille n’est pas la communauté à éliminer à tout prix pour ne disposer que d’individus uniquement attachés à la masse ; cela signifie qu’un salarié n’est pas un Input (de vos process à créer de la plus-value virtuelle) comme les autres ; cela signifie qu’une femme ne peut pas vendre son corps ou son ventre ; qu’un pauvre n’est pas une réserve d’organes pour les riches ; qu’un enfant n’est pas un droit pour quiconque ; qu’un embryon n’est pas une variable d’ajustement ou une simple réserve de cellules.

Les gens de gauche ont été piégés par le politiquement correct et ont récolté la destruction des acquis de la République au profit de la transformation de la société en supermarché.

Comme toujours, le clivage gauche-droite est un piège qui permet au système, derrière une alternance, de se conserver et de se maintenir.

La stratégie de Macron est simplement la révélation que le système est devenu tellement puissant qu’il peut ne plus se cacher. S’il faut dépasser le clivage aujourd’hui, c’est pour replacer la personne humaine au centre de toute politique

 

Macron, c’est Beppe Grillo en costume Armani

FORCE OUVRIERE LIBRE INDEPENDANT DETERMINE

HASTA LA VICTORIA SIEMPRE

  • FO Auchan le Pontet et Vaucluse les lanceurs d’alertes.

1 Comment

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  1. Quant nous voyons le lobbying effectué par les multinationales et la finance, aupres de nos chers élus à leurs bottes,dans les enceintes même de nos institutions, il ne faut pas s’etonner de cette situation. Le peuple devra se faire entendre aux urnes et faire le menage dans cette institution qu’est l’état français et nos soi-disant élites, pourris jusqu’à la moelle.

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