Force Ouvrière - Auchan le Pontet et Vaucluse

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Arnaud au balcon…

Chers Camarades, chers Collègues,

Dans l’attente de nos prochains gros post, nous vous invitons à lire nos petites histoires….

La chaleur était écrasante, l’air moite et pesant, étouffant même, saturé de toxines, de pollution. Visiblement, l’interdiction de circulation pour les véhicules des pauvres ne répondant pas aux dernières normes écologiques n’avait pas suffi à améliorer sensiblement la qualité du climat Lillois. Enfin, c’était un premier pas…

Malgré l’ambiance caniculaire, Arnaud se sentait bien. Appuyé à la rambarde de sa terrasse, il dégustait, par petites gorgées gourmandes, un grand verre de rosé bien frais. Un rosé très pâle, à la fois sec et fruité, qui avait été distingué par la première place du dernier classement « Côtes de Provence » du Fig Mag. Il est quand même simple de ne pas se tromper…

Pour la première fois depuis bien longtemps, Arnaud était serein, presque totalement apaisé, confiant en un avenir enfin éclairci. Et ce nouvel et étonnant bien-être, il fallait bien le reconnaître, il le devait à l’annonce de la composition du nouveau gouvernement. Un gouvernement équilibré, ouvert, technique, débarrassé des carcans idéologiques et des lourdeurs partisanes. Un gouvernement libéral assumé, affirmé, mais sans personnalité « clivantes ». Un aéropage lisse et séduisant ressemblant étrangement à un conseil d’administration de multinationale. Bref, un petit rêve enfin réalisé.

Il faut dire que son passage comme Président du Conseil de Surveillance d’Auchan France lui avait laissé de douloureux souvenirs. Terrorisé à l’idée d’avoir à assumer la disparition de milliers d’emplois, Arnaud avait préféré quitter l’entreprise familiale le 26 Novembre 2014. Et c’est William qui doit aujourd’hui s’y coller.

C’est sa corde sensible, sa générosité et sa bienveillance naturelle qui auraient risquées d’être mis à mal par ces cohortes de salariés jetés à la rue, prix à payer pour l’effondrement des résultats.

Cette belle âme considère que, si dans certaines contrées peu favorisées sous le rapport du climat ou de la fertilité du sol, une certaine somme de pauvreté peut être considérée comme à peu près naturelle, dans un pays à la terre féconde, généreuse, au ciel pur comme la France, la misère est anti-naturelle.

Arnaud n’établit aucune différence entre la pauvreté et la misère. Les deux termes sont synonymes, exactement. La distinction qu’on a voulu créer entre eux, bien qu’elle soit commode pour justifier le présent état de choses, n’existe pas.

Dés qu’on manque du nécessaire, on est pauvre ; et dès qu’on est pauvre, on est misérable. Arnaud ne croit pas que vivoter soit vivre : vivoter, c’est agoniser. Il ne connaît pas de degrés dans le dénuement.

Des gouttes de condensation perlaient sur les parois du verre de vin presque achevé, le soleil en marche était à son zénith. Arnaud avait les yeux mi-clos.

Il pensait au fait que ses rachats d’actions allaient désormais échapper au calcul de l’ISF. Il était tout simplement heureux.

FORCE OUVRIÈRE LIBRE INDÉPENDANT DÉTERMINÉ

HASTA LA VICTORIA SIEMPRE

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Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

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